- Sumário
- Carta de Sulpice Gaubier de Barrault ao conde de Oeiras, D. Henrique (4 Fevereiro 1771)
- Ano
- 1771
- Biblioteca/Arquivo
- Biblioteca Nacional de Portugal
- Cota
- Res., Pombalina cód. 619, ff. 333-334v ( F. 3657)
- Comentário
- A tradução é de Laureano Carreira, com as correcções devidas
- Menções
- Laureano Carreira, O teatro e a censura em Portugal na segunda metade do século XVIII, Lisboa, Imprensa Nacional, 1988, pp..453-455; Rui Vieira Nery
Monsieur le Comte – Président
Si je n’ai point eut l’honneur de vous écrire plutôt c’est que j’étais a l’affût de quelque nouveauté qui put amuser Votre Excellence car je ne vous donnerai pas pour nouveau ni le ni le vide qu’a laissé votre absence ni les regrets qu’elle nous fait éprouver. Samedi au soir je fus à la comédie Italienne pour y voir jouer l'Arlequin au mari de la première amoureuse qui a essaié cet emploi dans une pièce intitulée Arlechino ladrone di casa. Je ne l'ai point trouvé mauvais; il y a même des scènes qu’il a jouées plus que passablement. Il a du naturel e de la naïveté, ce 'est point un Arlequin léger; c'est un Arlequin-balourd. Je suis fâché qu'il ne soit pas avisé plutôt de se charger de cet emploi. Cela aurait sûrement procuré a ses camarades plus d'argent et a nous
plus de plaisir. (...)
Il y a ce soir bal au Long Room, demain j’en rendrai compte à Votre Excellence ainsi que du bénéfice de Maria Joaquina qui s’est donné hier mais auquel je n’ai pas assisté a cause de l’assemblée de Madame Votre Mère (...).
Votre très humble et très obéissant serviteur
Gaubier de Barrault
Monsieur le Comte
Ajuda, 4 février 1771, a 10 heures du matin
Monsieur le Comte – President
Si je n’ai point eut l’honneur de vous ecrire plutot c’est que
j’etois a l’affut de quelque nouveaute qui put amuser Votre Excellence
car, je ne vous donnerai pas pour noveau ni le ni le vuide qu’a laissé votre
absence ni les regrets qu’elle nous fait eprouver. Samedi au soir
je fus a la comédie Italienne pour y voir joüer l'arlequin
au mari de la premiere amoureuse qui a essaie cet emploi dans
une pièce intitulée Arlechino ladrone di casa. Je ne l'ai point
trouvé mauvais; il y a même des scenes qu’il a jouées plus que
passablement. Il a du naturel e de la naïveté, ce 'est point
un Arlequin leger; c'est un Arlequin balourd. Je suis fâché qu'il
ne se soit pas avisé plutôt de se charger de cet emploi. Cela
aurait sûrement procuré a ses camarades plus d'argent, et a nous
plus de plaisir. (...)
Il y a ce soir bal au Long Room, demain j’en rendrai compte a
V.E. ainsi que du benefice de Maria Joaquina qui s’est donné hier
mais auquel je n’ai pas assiste a cause de l’assemblee de Mde Votre
Mere
(...)
Monsieur le Comte
Votre trés humble et trés
obeisant serviteur
Gaubier de Barrault
Ajuda 4 fevrier 1771
a 10 heures du matin
Senhor Conde Presidente,
Se não tive ainda a honra de vos escrever, é porque eu estava à espera de qualquer novidade que pudesse divertir V. Excelência. Pois não vos darei como novidade, nem o vazio que a vossa ausência deixou, nem os pesares que ela tem feito sentir. Sábado à noite fui à comédia italiana para ver representar o arlequim, ao marido da primeira amorosa que tentou este emprego numa peça intitulada: Arlechino ladrone di casa. Não o achei nada mau; há mesmo cenas que ele interpretou mais que sofrivelmente. Há naturalidade e ingenuidade, não é nada um arlequim ligeiro: é um arlequim pacóvio. Estou aborrecido que se não tenha encarregado mais cedo deste emprego. Teria conseguido certamente, para os seus camaradas mais dinheiro, e para nós mais prazer (...)
Esta noite há baile no Long Room. Amanhã darei conta do caso a V. Ex.a assim como do benefício de Maria Joaquina que teve lugar ontem, mas a que não assisti ficou noiva por causa da assembleia da Senhora Vossa mãe.
De Vossa Excelência vosso muito humilde e muito obediente servidor
Gaubier de Barrault
Ajuda, 4 de Fevereiro de 1771, às 10h da manhã.